Le covoiturage entre salariés permet de belles économies de transport, de réduire le nombre de véhicules en circulation car mieux remplis, d'améliorer la circulation et donc de réduire les accidents, de diminuer la pollution ... et de mieux se connaître et s'apprécier entre collègues de travail. Bonne route à tous !

recharge de véhicule électriqueAprès nous avoir longtemps incité à acheter un véhicule diesel, on voudrait nous convertir au tout électrique : ne serait-ce pas une fausse bonne idée ? Est-ce véritablement la voie royale pour sortir du marasme automobile que l'on vit aujourd'hui avec des véhicules polluants et trop nombreux ? Et ne serait-il pas préférable d'inciter les Français à bien utiliser leur véhicule ? Où est la cohérence dans ces choix et dans ces attitudes ?

 

 

Quel prochain véhicule sera le meilleur pour la planète ?

Après nous avoir incité à acheter un véhicule diesel, puis à nous décourager d'en acheter un, et de nous inciter -si peu- à acheter un véhicule électrique somme toute déçevant en bien des points, où se cache le véhicule du futur, résolument différent et s'écartant de ces énergies toutes polluantes ?

 

Le constat d'une solution dépassée

Les véhicules d'aujourd'hui sont tous à prohiber dans un avenir proche, le plus proche possible. Et nous insistons bien en écrivant TOUS !

  • véhicules à essence : polluants, énergie fossile en voie d'extinction,
  • véhicules diesel : très polluants, énergie en voie d'extinction,
  • véhicules hybrides (essence + électricité) : solution d'attente, mais sans avenir puisque conçue sur la base d'une énergie fossile en voie d'extinction.

Des efforts sympathiques ont été consacrés pour nous laisser penser à une certaine virginité du diesel, qui pourrait être moins polluant que l'essence ordinaire grâce aux progrès techniques : par exemple, les filtres à particules fines (fap). Faute d'un appui politique satisfaisant, le résultat sur le terrain est assez consternant : option onéreuse réservée aux seuls véhicules haut de gamme + source supplémentaire de nombreuses pannes immobilisantes !

En gros, un "fap" ne serait aujourd'hui qu'un gadget bien cher pour un résultat quasi nul à l'échelle de la planète. Ajouté aux graves pannes supplémentaires qu'il engendre, tout est réuni pour en dégoûter les consommateurs.

Toutes les solutions qui persisteraient à s'appuyer sur une consommation d'énergie fossile sont vouées à l'échec. Pire encore, le concert des nations devrait s'élever d'une voie unanime pour combattre les efforts actuels qui cherchent à tout prix à faire perdurer la production d'énergie fossile. Nous entendons par là la nouvelle quête du pétrole de schiste.

gaz schiste 2

gaz schiste 1

Cette solution présente tous les défauts possibles et imaginables : onéreuse, très polluante, désastre écologique sur les zones exploitées. Le seul avantage étant d'offrir rapidement une solution d'attente pour obtenir du pétrole. Les Américains l'ont bien compris, faisant fi des problèmes de pollution. Et de concourir à la chute des cours du pétrole traditionnel.

Dieu soit loué, les plus grands spécialistes de la terre considèrent qu'il s'agit là d'une solution déjà en voie d'extinction (lire cet article : l'Arabie saoudite pour la fin du pétrole de schiste).

Mais peu importe : pétrole naturel ou de schistes, il faut se donner les moyens absolus de s'en passer coûte que coûte. Et nous allons voir ici que c'est possible.

 

Une voie de progrès qui se terminera dans le mur !

Nombreux sont ceux qui voudraient nous faire croire que la seule voie royale serait dans le "tout électrique". En France, il y a pléthore : Carlos Ghosn -ex.Pdg de Renault-, Ségolène Royal, Edf, ... sans oublier le Gouvernement.

 

“ Le moteur électrique = une fausse bonne idée sur toute la ligne ! „

 

Quelle aberration technique dans sa totalité, quel mauvais choix ! Il eut été difficile de trouver pire solution.

Le seul avantage aujourd'hui présenté par un véhicule électrique, c'est qu'il fonctionne. On peut d'ores et déjà l'industrialiser, le fabriquer en masse sur des chaînes de production. Et Renault en rêve, mais à ce jour on peut raisonnablement dire que toute sa fabrication risque de pourrir sur ses immenses parkings. Échec patent, total.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que cet échec est avant tout technique. Nul n'est besoin d'être Ingénieur en constructions mécaniques pour le comprendre.

Les conditions fondamentales et indispensables qui auraient pu participer activement au succès d'une solution tout électrique étaient de savoir avant toute autre chose produire des batteries :

  • légères,
  • peu encombrantes,
  • économiques,
  • à recharge rapide,
  • de forte capacité,
  • et facilement recyclables !

Mais cet énoncé est trop lourd à porter, aucun ingénieur ne sachant résoudre une telle équation sur la base d'une batterie électrique. Aujourd'hui, une batterie automobile ne répond même pas à un seul de ces critères, puisqu'elle est systématiquement lourde, encombrante, chère, et de faible capacité. Et si vous vous risquez à utiliser un système de recharge rapide, c'est alors au détriment de la qualité de votre batterie (cf. usure prématurée). Les recherches piétinent, on n'avance pas, ou guère. Rien ne permet d'entrevoir l'éclair de génie qui ferait de ce monstre une fée.

Et comme si ce tableau n'était déjà pas suffisamment noir, si d'aventure vous en doutiez, il est facile de l'assombrir encore :

  • rechargement à base d'électricité standard non stockable,
  • rechargement problématique pour tous ceux qui ne possèdent pas une maison indépendante avec garage (et ils sont nombreux), ou en cas de déplacement loin de son domicile,
  • nécessité d'installer partout -même et surtout dans les lieux les plus reculés- des bornes de rechargement (coût élevé pour l'État ou les organismes para-publics, impose des bornes de recharge rapide qui détériorent rapidement les batteries elles-mêmes !),
  • perte d'énergie même en cas de non utilisation (déchargement naturel d'une batterie),
  • bien faible autonomie (multiplier les batteries en place dans le véhicule ne peut être une solution : encombrement, poids supplémentaire diminuant encore l'autonomie, coût des batteries),
  • bien faible rendement final pour atteindre la rotation des roues d'un véhicule (gâchis énergétique),
  • etc, etc ...

Cette liste de critiques sur les batteries automobiles est non exhaustive. Amusez-vous à la compléter en commentant cet article (voir en bas de l'article).

 

un point de recharge électrique automobile

Le vrai problème des fréquentes recharges électriques

 

Tout ceci n'est donc qu'un tissu d'aberrations. Et c'est pourtant la voie choisie, imposée par la France à ses administrés. Inversement, de grandes sociétés internationales de qualité comme Siemens ont déjà jeté l'éponge en cessant d'intervenir dans le déploiement des bornes de recharge. Un signe qui aurait pu alerter nos dirigeants. Un mal trop coutumier en France, où l'on oublie bien trop souvent de se nourrir des expériences des autres.

Dernier point, et non des moindres : la communication entre constructeurs automobiles & consommateurs ne passe pas, elle est faussée depuis trop longtemps déjà. Prenons le seul exemple des "moyennes de consommation" que l'État oblige à communiquer : elles sont toutes aussi justes, précises que le taux d'inflation officiel annoncé par le Gouvernement. Aussi irréalistes, sans doute prises sur route descendante, mouillée et avec des pneus très surgonflés pour un meilleur roulement (moins de frottements), ... etc. Il n'y manquerait plus qu'un gros ventilateur dans le dos pour bien améliorer le résultat final ! En se générant une telle non crédibilité -tous ces chiffres étant ensuite contrôlables par tout consommateur-, quel acheteur potentiel d'un véhicule électrique va croire le vendeur qui lui annoncerait une autonomie de x km avec ses batteries ? Il serait bien sensé de diviser ce chiffre annoncé par 2, si ce n'est plus. Autant dire haut et fort que ce type de voiture électrique est un véhicule à utiliser intra-muros pour un citadin, et pas plus.

Les seules vraies applications du véhicule électrique relèvent alors des locations de petites voitures en libre service (cf. autolib). Car ce parc autos bénéficie de bornes de recharge dédiées, privées sur la voie publique. C'est tout, et c'est infiniment peu.

On donne dans le gadget sans avenir, une mini solution passagère et dérisoire. Qui nous rappellerait l'hérésie passagère du Minitel !

En attendant, le résultat est là, consternant, profondément désespérant pour notre planète mais ô combien normal, égal à ce que nous imaginions : les ventes ne décollent pas ... et ne décolleront jamais avec de tels principes. Arrêterons-nous un jour de prendre les consommateurs pour des vaches à lait, voire des idiots qu'on peut gaver d'inepties ! Pour voir des véhicules électriques Renault, il faudra bientôt se retourner au passage d'un véhicule de "La Poste" (payé par le contribuable) ou d'un Ministre qui malheureusement n'en paye pas le moindre centime. Ne les ratez pas, faîtes un selfie ... après vous n'en verrez plus ! Ils disparaitront de notre paysage aussi vite que les Minitels, mais ils auront coûter autrement plus cher pour toute la nation !

renault zoe

La Renault ZOÉ: pourquoi faut-il qu'un véhicule électrique soit aussi laid, et aussi cher ?

 

Le prix de base du premier modèle de ce véhicule, le moins abouti vous en coûtera tout de même quelques 35000€ TTC (batterie incluse). Devant un tel bilan, peu de clients potentiels s'empresseront de réaliser cet achat.

À moins de se rabattre vers le modèle Twizy, petit véhicule biplace électrique original -pour ne pas dire bizarre- qui ressemble plus à un scooter à quatre pattes qu'à une automobile (2 places et rien de plus, à peine de quoi y placer vos courses du week-end). Avec 2 portières dont la non fermeture complète ne peut que surprendre. Quid en cas de pluie ? ... vous auriez tout juste la place pour y déposer votre parapluie ! Un gadget total pour près de 10000€.

renault twizy 2

Le modèle électrique TWIZY" de Renault

 

renault twizy

Dénommée avec humour "Twizy utilitaire CARGO". Attention aux dimensions de votre carton !

 

Un tel véhicule peut amuser ou dépanner un jeune sans permis auto, et fortuné. Tout au plus, mais certainement pas un véhicule utilitaire. On peut également se demander comment ce modèle a pu passer sous les fourches caudines de l'agrément préalable par les services des Mines ! Le manque de sécurité des personnes y est patent.

Il n'existe qu'une seule méthode au monde pour qu'une telle solution électrique soit rapidement un succès car acceptée, approuvée par une nation toute entière: celle du financement total -ou pour une large partie- par l'État !

ps : c'est bien ce qu'a choisi la Finlande, où il est possible aujourd'hui d'obtenir gratuitement un véhicule électrique comme la Tesla (beau modèle luxueux, rapide, ... qui n'a rien de comparable avec tout modèle électrique spécifique de la gamme Renault)

 

Superbe voiture électrique : une Tesla

 

Un rare modèle de voiture électrique qui a su rester élégant: ici, une Tesla

 

On peut également citer un bel exemple de réussite du tout-électrique en Chine, dans la nouvelle ville de Shenzhen (cf. article de Libération).

En quelques années seulement, la ville de Shenzhen aura réussi la gageure incroyable de remplacer ses 16000 bus urbains par autant de bus électriques. L'état chinois finançant à 50% un tel investissement. Là encore, cette opération se couvre de succès grâce à une décision politique forte.

Les 12000 taxis diesel de la ville seront également remplacés par des taxis électriques avant la fin de l'année 2018.

Pendant ce temps, la ville de Paris s'est simplement engagée à se doter de bus électriques à l'horizon ... 2025 ! Une telle décision ne peut que porter à sourire tant l'engagement est faible, car lointain. Et qu'il fait fi des progrès techniques en cours dans le domaine des moteurs, et qui pourraient bien balayer à jamais la version électrique (cf. plus bas dans cet article, le moteur à hydrogène).

Très rapidement donc -et les effets sont déjà surprenants sur la qualité de l'air au-dessus de Shenzhen- cette ville sera passée d'un air devenu irrespirable à un air fort convenable. Mais à quel prix réel ?

Car tout est loin d'être rose dans une opération de cette envergure. Comment recharge t-on chaque jour toutes les batteries d'une telle flotte de bus, puisque déjà vides au bout de quelques 250 kilomètres, voire moins ? Pour l'instant, et cela pourrait durer encore longtemps, avec de l'électricité produite à 75% dans des centrales thermiques à charbon. Bilan immédiat : on dépollue la ville de Shenzhen tout en polluant encore plus l'environnement autour. On doute du résultat final en termes d'écologie globale. L'idée était excellente, mais bien tristement appliquée à ce jour. Car elle ne pourrait avoir de sens véritablement écologique que si l'électricité nécessitée était d'origine verte, à 100%. Ces 2 aspects auraient dû être menés de front, en même temps.

Question prospective : a t-on déjà étudié la possibilité technique d'implantation en nombre d'éoliennes dans le désert de Gobi ? On y trouve des vents fréquents et puissants -trop peut-être pour des éoliennes classiques, notamment les tempêtes de sable préjudiciables à leur mécanique- susceptibles de produire bien des kwh pour recharger ces batteries. Quant aux panneaux solaires qui pourraient, en ce même lieu compléter les champs d'éoliennes, une sérieuse question se pose : résisteraient-ils aux grands écarts de température entre le jour et la nuit, ainsi qu'aux froids extrêmes qui sévissent en hiver dans ce désert de Gobi ?

À propos des centrales à charbon, le saviez-vous ?

Pollution

La production d’électricité à partir du charbon est grande émettrice de CO₂.
Ainsi en France, en 2012, le charbon (3,3% de l’électricité produite) était responsable à lui seul de près de 60% des émissions de CO₂ de l’ensemble de la production électrique.
La combustion du charbon émet d’autres polluants : oxydes de soufre (SO2, SO3), oxydes d’azote (NOx), cendres et fumées chargées en dioxines, métaux lourds (mercure, arsenic) ou éléments radioactifs (uranium, thorium, radium, radon…). L’extraction du charbon cause des fuites de méthane, gaz à effet de serre plus puissant que le CO₂.

Impacts sur la biodiversité et la santé

L’exploitation du charbon est cause d’accidents de mines (effondrements, coups de grisou) et de maladies professionnelles des mineurs (silicose, cancer du poumon). Les cendres sont les déchets produits par la combustion du charbon, stockées à proximité des sites de production. La combustion du charbon concentre dans les cendres la radioactivité naturelle du minerai, en la multipliant par 7 à 10. Les cendres volantes se répandent dans les milieux naturels et contaminent les sols, les eaux de surface, les nappes phréatiques et l’atmosphère par des polluants chimiques ou radiologiques. Les radionucléides peuvent ainsi contaminer la chaîne alimentaire (animaux broutant l’herbe, fruits et légumes), et exposer les populations humaines vivant à proximité ou travaillant sur ces sites (par ingestion, inhalation ou contact cutané).
→ On appelle cela la « radioactivité naturelle technologiquement renforcée ».

Vous souhaitez en savoir plus sur les inconvénients des centrales thermiques à charbon ? Lisez cet article.

 

Le moteur à hydrogène, seule voie royale aujourd'hui

Il y a déjà longtemps que le monde automobile rêve de cette solution : un moteur qui ne consommerait que l'hydrogène contenu dans l'air : un combustible gratuit qui tordrait le cou aux énergies fossiles, qui se trouverait partout puisque dans l'air ambiant.

Le fonctionnement d'un tel moteur est acquis, ll fonctionne déjà très bien et cerise sur le gâteau : il ne rejette pas à la sortie de son pot d'échappement du gaz carbonique ... mais de simples gouttelettes d'eau pure et rien de nocif, rien d'autre. La planète nous dirait enfin merci.

Qu'est-ce qu'une "voiture à hydrogène" ?

En fait, et après avoir autant critiqué ci-dessus les voitures électriques ... une voiture à hydrogène est:

  1. une voiture à moteur électrique,
  2. mais sans batterie électrique.

Nous devrions l'appeler plus précisément "voiture électrique à hydrogène".

L' électricité nécessaire pour alimenter son moteur est produite en temps réel -pendant la conduite- par une pile à hydrogène qui va prendre sa source d'énergie dans un réservoir d'hydrogène pour produire le courant électrique qui est alors fourni au moteur. Et miracle de la chimie, à la sortie de la pile la combinaison de l'hydrogène avec l'oxygène produit pour seul rejet de l'eau. On baigne enfin dans une écologie totale !

 

pile hydrogene

Principe de fonctionnement d'une pile à hydrogène

 

Tout n'est pas si rose pour autant. Tout d'abord au niveau du rendement final, ce n'est pas glorieux. On pourrait même dire que l'homme marche sur la tête. En effet, avant de retrouver cet hydrogène comme source de combustible pour la pile contenue dans le véhicule, il a fallu produire et stocker cet hydrogène. Et ceci est réalisé par l'électrolyse de l'eau: très simple à effectuer, sans risque aucun tant pour l'homme que pour la planète, à ceci près que toute électrolyse nécessite obligatoirement l'apport d'électricité.

Donc, pour produire l'hydrogène nécessaire aux véhicules à hydrogène qui en final vont en produire de l'électricité destinée à leurs moteurs, il va falloir avant toute autre chose consommer de l'électricité. Quel détour ! Et tout ceci, dans le seul but de pouvoir enfin mieux stocker cette énergie si fuyante qu'est l'électricité.

Soyons réalistes: si demain on souhaite que tous les véhicules fonctionnent à l'hydrogène, il est évident qu'on ne pourra se satisfaire des seules sources aléatoires d'électricité verte (cf. panneaux photovoltaïques, éoliennes ou biomasse). La demande serait telle que nos centrales nucléaires actuelles seraient évidemment nécessaires, ne serait-ce que par leur permanence de production, mais aussi de quantité d'électricité nécessaire. Au final, il est même acquis qu'il faudrait construire d'autres centrales nucléaires. Mais pour être beaucoup plus écologique qu'aujourd'hui avec nos consommations d'essence et diesel.

Consommer de l'électricité pour produire et stocker de l'hydrogène appelé à produire ensuite de l'électricité dans la pile à hydrogène ne va pas donner un bon rendement énergétique en final. Quel gâchis ! Et toujours ce satané problème causé par l'impossibilité technique à ce jour de stocker convenablement l'électricité produite dès sa première source, et sans déperdition.

Voici une video de vulgarisation sur les moteurs à hydrogène, simple, didactique à souhait et tirée de l'émission de TV "C'est pas sorcier" (source YouTube).

Magnifique, formidable. Alors, qu'attendez-vous les constructeurs automobiles ?

L'utilisation de l'hydrogène gazeux ou liquide est risqué, très dangereux. En outre, il pose un sérieux problème de transport par le véhicule lui-même. Donc, inapplicable en l'état.

Une solution technique révolutionnaire vient d'être enfin trouvée par une PME Française McPhy Energy Energy après de longues années de recherches en collaboration avec le CNRS : elle a mis au point une technique permettant de stocker l'hydrogène dans des galettes de magnésium de 30cm de diamètre et 1,5cm d'épaisseur (légères & peu encombrantes). Chaque galette permettant de stocker à l'état solide l'équivalent de 600 litres d'hydrogène, l'ensemble se trouvant dans un état chimique et physique stable, non explosif. Plus de danger potentiel !

 

La société française McPhy et ses galettes d'hydrogène 

 

 

Le moteur à hydrogène solide = une solution d'avenir aux multiples avantages

 

Le rendement global de cette solution -en tenant compte compte des pertes d'énergie à chaque stade de transformation énergétique- est de plus de 60%, ce qui est fort correct pour une application mécanique.

En final, le prix de revient total calculé pour un automobiliste serait équivalent à la solution actuelle à base d'essence ou gasoil. Donc, tout à fait acceptable compte tenu de ses nombreux avantages écologiques commentés ci-dessus.

Nous ne sommes pas dans un rêve : McPhy Energy compte déjà plus de 10 000 clients répartis dans le monde entier, et a fait son entrée en Bourse en 2014. Il serait bienvenu que la France ne soit pas la dernière à le comprendre, et à utiliser enfin des brevets déposés par ses propres chercheurs.

Où sont passés nos grands capitaines d'industrie, véritables visionnaires ? Comment a t'on pu tomber si bas après avoir été longtemps parmi les fleurons de l'industrie automobile mondiale ?

 

 

Synoptique des productions et utilisations de McPhy-Energy

 

ps :

pour ceux qui veulent rapidement comprendre cette technique, retenez simplement ce cycle de production / utilisation :

  1. McPhy Energy isole l'hydrogène contenu dans l'eau (par électrolyse de l'eau, on récupère les 2 atomes d'hydrogène en utilisant pour source d'énergie sur les 2 électrodes nécessaires le courant continu fourni soit par des éoliennes, soit par des panneaux photovoltaïques). Ceci expliquant pourquoi cette société s'est installée dans la Drôme,
  2. l'hydrogène récupéré est inséré dans des galettes de magnésium (légères, sans commune mesure avec les batteries électriques) : brevets McPhy Energy,
  3. pour fournir l'hydrogène gazeux que réclame le moteur à hydrogène pour tourner, on réchauffe préalablement ces galettes de magnésium.

Pour plus de détails techniques sur cette solution consultez ce blog

Il ne reste que 2 points techniques à solutionner, mais qui ne posent aucun problème en soi :

  1. stocker des galettes préchargées dans les stations services pour que les automobilites y échangent leurs galettes vides contre des galettes pleines (à l'image des bonbonnes de gaz),
  2. fabriquer des véhicules dotés d'un moteur à hydrogène.

Voici le décor d'une vraie solution, qui ne présente que des avantages et qui est TOTALEMENT FRANÇAISE. On aimerait voir l'État Français s'engager à fond dans cette voie royale, et cesser immédiatement d'investir dans l'installation aberrante de bornes de rechargement électriques qui pourrait rapidement conduire au même gâchis que le projet de l'écotaxe, des portiques et de sa société "Ecomouv". Voire même cesser toute aide fiscale pour l'achat d'un véhicule électrique gadget pour un Particulier.

Quant à Renault : peut-être lui est-il encore temps de reconnaître ses propres erreurs tant stratégiques sur le tout électrique, que commerciales (vendre ET louer chèrement une même batterie) ?

 

 

Le nouveau transport d'un futur proche

Nous venons de parler du véhicule qui devrait rapidement essaimer sur toute la planète. Un véhicule résolument propre, 100% écologique et aux sources d'énergie infinies.

C'est bien, c'est même très bien.

Mais la copie définitive à présenter doit tenir compte des encombrements créés par trop de véhicules -propres ou non- dans nos villes. Car, quand bien même ceux-ci seraient 100% propres, ils sont les premiers responsables d'engorgements qui -à terme- vont rendre la vie impossible dans nos villes.

Une seule solution simple et rapide à mettre en oeuvre :

Utiliser des véhicules propres et mieux les utiliser pour en réduire notablement le nombre dans nos cités. Il faudra donc appliquer toutes les solutions incitatives pour que tout véhicule entrant dans une ville ait un taux de remplissage optimal (ou presque !). Par exemple, un véhicule de 4 places pourrait bénéficier de primes dès qu'il serait utilisé sur 3 places minimum. Ou/et bénéficier de l'usage de voies de circulation prioritaires.

De telles solutions sont déjà appliquées avec succès dans plusieurs grandes villes européennes.

Le covoiturage est l'occasion rêvée pour contribuer activement à l'atteinte d'une telle situation !

L'État français y réfléchit et pourrait inciter fiscalement les entreprises qui encourageraient leurs employés à pratiquer le covoiturage dans leurs trajets domicile / employeur.

ps : en attendant votre prochain véhicule à hydrogène, surveillez l'évolution du cours de l'action McPhy. Elle pourrait bien enrichir ses heureux porteurs, à condition de faire preuve de patience car une telle société ne peut être rentable avant des années d'investissements mondiaux ! Les brevets sont un gage de rentabilté sur un tel sujet.

 

Article rédigé par Claude Lendrevie

   IngénieurClaude Lendrevie




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