Le covoiturage entre salariés permet de belles économies de transport, de réduire le nombre de véhicules en circulation car mieux remplis, d'améliorer la circulation et donc de réduire les accidents, de diminuer la pollution ... et de mieux se connaître et s'apprécier entre collègues de travail. Bonne route à tous !

pollutionNous vous expliquons ici quels sont les différents polluants que nous devons combattre inlassablement: ceux qui sont nocifs pour l'homme & ceux qui sont nocifs pour la planète, ceux qui sont générés par les véhicules à essence & ceux qui sont générés par les véhicules diesel. Et les autres.

Un peu de didactique sur les gaz qui font notre pollution

Voici un petit cours de chimie pour les nuls !

Les différents gaz qui nous polluent

 

Le dioxyde de carbone, ou CO2 (polluant de la planète)

Longtemps appelé, et encore aujourd'hui, "gaz carbonique". Il est incolore et inodore. faiblement acide et inflammable.

Contrairement à une idée reçue, à une croyance populaire tenace, il n'est pas dangereux à respirer pour l'homme tant qu'il ne chasse pas totalement l'oxygène. En revanche, les autres gaz d'échappement sont toxiques, notamment les oxydes d'azote et le monoxyde de carbone que nous recenserons plus loin dans cet article. D'autres substances non gazeuses sont également toxiques pour l'homme et à ne pas négliger: les microparticules.

Donc, tant qu'on ne se trouve pas en atmosphère confinée -local fermé- et qu'on n'a pas le nez derrière un pot d'échappement, on ne risque aucun problème particulier. Inversement, les risques seraient grands voire rapidement mortels.

Sa principale source provient des gaz d'échappement des véhicules, donc des transports routiers.

 

camion polluant

 

Mais si le gaz carbonique n'est pas dangereux pour l'homme, il est par contre le principal polluant de notre climat, le premier gaz à effet de serre responsable du réchauffement de notre planète.

Les gaz à effet de serre captent une partie du rayonnement renvoyé par la terre vers l'espace, un phénomène naturel qui donne à la planète son climat tempéré. Ne pouvant s'échapper vers la haute atmosphère puisque bloqués par cette chappe formée par les gaz à effet de serre, ils vont stagner en basse altitude et contribuer au réchauffement progressif de notre air ambiant. Et comme pour nous en alourdir la note à payer,  ces gaz augmentent fortement du fait de l'usage massif par l'homme de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) créant un effet de serre aboutissant à un réchauffement inédit et de plus en plus grave depuis plus de 150 ans.

Au plan mondial, l'ensemble des moyens de transport représenteraient environ 15% des émissions totales de gaz à effet de serre (incluant CO2 mais aussi méthane, protoxyde d'azote,etc...).

En France, le secteur des transports représentait en 2012 27,8% des GES, soit le premier secteur émetteur du pays (le transport routier étant responsable de 92% des émissions des transports, dont 57% pour les seuls véhicules particuliers), selon le ministère.

Notons que les moteurs diesel émettent moins de CO2 par km parcouru que ceux fonctionnant à l'essence, mais qu'ils sont beaucoup plus nocifs par ailleurs (voir plus bas: CO, NOx & particules fines).

Encore une idée reçue et particulièrement fausse: le gaz carbonique est consommé par les plantes. Vrai ... et faux.

En effet, s'il est bien vrai que les plantes absorbent pour respirer le CO2, elles l'utilisent pour leur cycle de photosynthèse. Mais en fin de ce cycle, elles le rejettent entièrement dans l'atmosphère pour un bilan carbone final totalement nul, neutre !

Non content de jouer son rôle dévastateur de gaz à effet de serre, le CO2 intervient gravement dans la pollution des océans par son acidité sur les coraux (phénomène de blanchiment, et de mort annoncée).

Les principales sources de gaz carbonique

Près de 87% des émissions de dioxyde de carbone attribuables à l'homme proviennent de la combustion de combustibles fossiles, tels que le charbon, le gaz naturel et le pétrole. Le reste provient du défrichage des forêts et autres changements dans l'utilisation des sols (9%), ainsi que de certains procédés industriels, comme la fabrication de ciment (4%).

voiture polluante

Et si la France a fait des efforts notables délibéremment voulus (ex: arrêt des centrales électriques à charbon) ou simplement subis (ex: grave désindustrialisation de notre économie), nombreux sont encore les pays à utiliser de manière intensive le charbon: Allemagne, Pays de l'Europe de l'est, Chine, etc...

Particulièrement polluant, puisque chaque tonne de charbon brûlé dégage près de 2,5 tonnes de gaz carbonique. Plus des particules fines très dangereuses pour l'homme.

Citons l'exemple délirant de la Chine: dans un but écologique notoire, la grande métropole de Shenzhen a remplacé la totalité de son parc de bus et de taxis par des véhicules tout électriques. Bravo ! Mais pour pourvoir au problème crucial du rechargement de toutes ces batteries, elle a construit dans la campagne environnante des centrales électriques ... à charbon. Carton rouge ! On dépollue Pierre pour polluer Paul. Aberration totale.

nb: la production animale de gaz tant décriée par les végétariens ne relève pas du CO2 mais du méthane, gaz naturel trouvé également dans le sous-sol (souvent appelé "gaz des marais"). Mais il fait néanmoins partie intégrante des gaz à effet de serre, donc nuisibles pour la planète.

 

Le monoxyde de carbone, ou CO (polluant de l'homme)

Tout comme le gaz carbonique, il est incolore et inodore. Il ne peut donc pas être détectable par l'homme.

Il est essentiellement produit par la combustion incomplète de toute source naturelle de chauffage, insuffisammement bien entretenue ou mal réglée: plaques de cuisson au gaz, chauffe-eau et gazinières, poêles, etc...

IMPORTANT: un mauvais entretien, voire un non entretien de tout système de chauffage (gaz, charbon, bois, pétrole) est doublement pénalisant:

  1. la combustion étant incomplète, vous consommez inutilement plus et alourdissez votre facture de chauffage pour un même résultat,
  2. vous générez dans votre habitation un gaz particulièrement dangereux, mortel pour l'homme et ses amis à 4 pattes.

Légèrement plus lourd que l'air, produit par exemple dans une cuisine fermée, il stagnera sur le sol. Il faut impérativement s'en prémunir par l'installation d'un détecteur posé sur le sol et branché sur pile électrique. Ne confondez pas avec un détecteur de fumée placé au plafond !

Ce gaz est particulièrement dangereux pour l'homme et les animaux domestiques. Si votre détecteur vous alerte, aérez au maximum et immédiatement la pièce concernée, éteignez la source de cette émanation et procédez sans délai au correctif nécessaire. Si vous ne possédez pas de détecteur de monoxyde, et si vous ou/et vos proches avez mal à la tête, envie de vomir ou vous sentez mal en présence d'un appareil de chauffage ou de cuisson en fonctionnement, réagissez rapidement: arrêtez vos appareils, aérerez les pièces et sortez de votre logement. Puis appelez le secours nécessaire.

Mais restons calme: un bon entretien régulier de vos sources de chauffage suffit pour la sérénité de votre foyer !

Notez qu'un véhicule automobile mal réglé -ce qui est fréquent- est de nature à produire du CO en plus de son CO2 habituel.

Pour vous prémunir contre les risques graves du monoxyde d'azote, voici quelques consignes simples:

  • pourquoi ne pas privilégier le tout électrique beaucoup moins dangereux avec un tableau électrique moderne et sécurisé (remplacement des appareils, puis dénonçement du contrat gaz et dépose du compteur gaz),
  • aérer tous les jours chaque pièce pendant au moins 10 minutes,
  • ne jamais obturer les bouches d'aération !
  • installer un -voire plus- détecteur de monoxyde de carbone (le prix de la sécurité pour votre foyer: moins de 30€, fonctionnement 10 ans).

détecteur monoxyde de carbone

un exemple de détecteur automatique de monoxyde de carbone

 

Le dioxyde d'azote, ou NO2 (polluant de l'homme et de la planète)

Les oxydes d'azote, et en particulier le dioxyde d'azote, sont des gaz nocifs pour le système respiratoire de l'homme. Il est principalement émis en quantité notoire par les moteurs diesel, mais aussi en moindre quantité par les moteurs à essence.

Il est considéré comme un polluant d'origine secondaire -tout comme l'ozone-, car produit par la combinaison et transformation de différents gaz primaires. Gaz irritant, il engendre une hyperactivité bronchique, augmente la fréquence et l'intensité des crises d'asthme et peut favoriser des affections pulmonaires chez l'enfant.

Historiquement, les moteurs diesel étaient mis en cause pour leurs émissions de particules fines, ces micro-poussières restant en suspension dans l'air comme l'amiante et hautement cancérigènes au niveau des voies respiratoires. Sous la pression de la réglementation, des progrès ont été réalisés sur ce point mais les nouveaux filtres à particules associés à un catalyseur, ont entraîné une hausse des émissions de dioxyde d'azote. Les progrès techniques ne sont pas toujours récompensés. D'autant plus qu'en l'occurence, ces catalyseurs ajoutés par l'homme dans ses véhicules sont onéreux et peu fiables, source de pannes complémentaires.

Sans doute est-il grand temps de fuir à jamais la technique du moteur diesel !

Et tout comme le dioxyde de carbone, son acidité naturelle est déastreuse pour les océans et les coraux, source de vie marine. Mais aussi pour tous les milieux naturels, se transformant dans l'atmosphère en acide nitrique qui retombe au sol, dans les océans et sur toute végétation bio comprise.

Sa production n'est pas l'apanage des seuls véhicules. Il est le fruit de toute combustion de produits d'origine fossile (charbon, pétrole, gaz). Il est donc essentiellement produit par l'usage des véhicules de transport, mais aussi par les centrales électriques, le chauffage, l'industrie, etc...

Il est donc naturel de constater des pics de concentration de NO2 aux heures de pointe de la circulation dans les grandes villes.

La prise de conscience de la gravité de ce phénomène a atteint son paroxysme avec le scandale Wolkswagen et la grande tricherie sur les taux réels de pollution de ses moteurs.

Selon l'agence française de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les émissions moyennes de NO2 pour les moteurs diesel, en situation réelle, seraient d'environ 500 mg/km alors que la norme européenne Euro 5 les plafonne à 180 mg/km. Tout aussi fausses dans les annonces des constructeurs que les consommations réelles en carburant qui sont nettement moins graves pour l'homme, si ce n'est pour la santé de nos portefeuilles !

 

L'ozone, ou O3 (polluant de l'homme et de la planète)

Polluant secondaire, il résulte de la transformation chimique de l'oxygène au contact d'oxydes d'azote et d'hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d'une température élevée. Il se forme par réaction chimique à partir d'autres polluants, en particulier les oxydes d'azote et des hydrocarbures, sous l'action des rayons UV du soleil. On assiste donc aux pics d'ozone lors des périodes de grande chaleur, nécessitant alors la mise en place de restrictions de circulation pour ne pas augmenter encore un seuil de tolérance déjà dépassé. L'ozone forme un smog -contraction anglaise de "smoke" (fumée) et de "fog" (brouillard)-, nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes.

La formation d'ozone demande un certain délai durant lequel les masses d'air se déplacent. Ce qui explique pourquoi les niveaux d'ozone sont plus soutenus en zone rurale autour de la région parisienne que dans l'agglomération parisienne où leur précurseurs ont été produits.

L'ozone est un polluant complexe, problématique. Car, dans la haute atmosphère, il protège les organismes vivants en absorbant une partie des rayons UV. L'homme a besoin de cette couche protectrice pour survivre sur terre (en son absence, en cas de dégât, on parle de "trou dans la couche d'ozone"). Mais à basse altitude, là où nous vivons et respirons, c'est un polluant qui irrite les yeux et l'appareil respiratoire, et qui a des effets sur la végétation.

(source: Airparif)

 

Le méthane, gaz des marais ou CH4 (pollution de la planète)

La première source en importance de méthane provient de l'élevage des bovins, donc de l'excès de consommation de viande par l'homme.

Non seulement, manger trop de viande est problématique pour la santé humaine et coûte fort cher, mais en plus la production de viande est à elle seule un désastre écologogique pour la planète:

  1. produire un kilo de viande nécessite une consommation en eau de 700 litres (le chiffre souvent annoncé de 15000 litres est aberrant, ne tenant pas compte du cycle naturel de l'eau qui retourne à la terre),
  2. mais surtout, le méthane produit par la digestion des bovins est un gaz à effet de serre certes moins persistant que le CO2 mais beaucoup plus réchauffant. Il est 25 fois plus puissant que le CO2 en termes de réchauffement, et il intervient pour environ 20% dans les gaz à effet de serre (cause du réchauffement climatique).

Ajoutons à cette description le constat d'un élevage toujours plus extensif, avec des animaux de plus en plus gros et des fermes de plusieurs milliers d'animaux pour répondre à une demande de consommation sans cesse croissante.

Tout ceci concourt au réchauffement inexorable de la planète !

 

Les particules fines (pollution de l'homme)

Il faut entendre sous ce vocable toutes les micro-poussières qui se trouvent dans l'air que nous respirons en permanence. Elles sont microscopiques, invisibles mais particulièrement dangereuses pour l'homme. Si petites et légères qu'elles stagnent à hauteur d'homme, et donc ingérables de façon insidieuse. Ce phénomème est à rapprocher de la pollution de l'air ambiant par les particules d'amiante. À la différence près que l'utilisation de l'amiante est désormais totalement proscrite (mais que bien des bâtiments contiennent encore et pour longtemps de l'amiante, notamment dans les plafonds).

Aujourd'hui, les particules fines proviennent essentiellement de la combustion dans tout moteur diesel. Mais aussi, et dans une moindre mesure par les moteurs à essence, et surtout depuis l'utilisation de l'injection directe du carburant destinée à diminuer la consommation de ces moteurs.

Avec l'ozone, les particules fines contribuent à la pollution de l'air au niveau du sol, celui qui est respiré par l'homme.

Lisez cet article intéressant publié par l'association Respire sur la pollution de l'air et ses effets sur la santé de l'homme.

N'oubliez pas que nous respirons chacun et chaque jour quelques 15000 litres d'air. Imaginez les dégâts potentiels sur nos voies repiratoires, nos poumons, notre cœur, notre sang, notre cerveau ... et plus encore !

 

effets pollution


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